Question:
Une personne est atteinte d’incontinence des gaz et fait ses ablutions avant chaque prière. Doit-il refaire les ablutions pour accomplir la prière d’As-sobh après qu’il ait accomplit la prière du fajr (prière de l’aurore) et de même pour la prière d’Isha, doit-il refaire les ablutions pour accomplir la prière surérogatoire du witr ?
Réponse :
Le wodou’ (l’ablution mineure) est entaché de nullité, dans le cas d’une personne en bonne santé, après l’évacuation par l’un des deux orifices inférieurs d’urine, d’excréments, du«wadhy» (liquide gluant émis par l’homme et non accompagné du plaisir sexuel), du«Madhy» (liquide léger et subtil émis après érection et accompagné du plaisir sexuel) ou des gaz. Par contre, si la personne est atteinte d’une maladie chronique comme l’incontinence des gaz mentionnée ci-dessus, et donc incapable d’accomplir deux prières successivement sans refaire l’ablution, les gaz évacués involontairement n’entachent pas de nullité l’ablution. La personne pourra donc faire le wodou’ et accomplir autant de prières qu’elle entend. L’ablution n’est entachée de nullité que si l’évacuation des gaz ou autre se fait volontairement.
Question:
Suite à une intervention chirurgicale sur la prostate, une personne ne contrôle plus son éjaculation. Le ghousl (l’ablution majeure) est obligatoire en cas de rapport conjugal, mais que faire dans le cas des pollutions nocturnes (éjaculations involontaires pendant le sommeil), le plaisir ressenti nécessite-t-il aussi le ghousl ?
Réponse :
Si la personne fait des rêves érotiques et ne trouve pas de traces de sperme sur ses vêtements, il ne doit pas faire le ghousl. D’après Aicha qu’Allah l’agrée, le prophète (PS) fut interrogé à propos de la personne qui trouve des traces humides du sperme sur ses vêtements et ne se rappelle pas d’avoir fait des rêves érotiques, il répondit qu’il doit faire le ghousl; et à propos de la personne qui fait des rêves érotiques mais ne trouve pas de traces, il répondit qu’il n’a pas à le faire. Ce hadith est rapporté par Attirmidi, Darami et Abou Daoud d’après Abdellah ben Omar Al ‘omari, dont la transmission est considérée par les oulémas comme faible. Toutefois, ce hadith est soutenu par un autre hadith valide (sahih) rapporté par l’Imam Malek dans son Mouata’, par Mouslim et par al Bokhari, d’après Oum Salama, qu’Allah l’agrée, qui a dit : « Oum Salim, l’épouse de Abi Talha Al Ansari, est venue voir le prophète à qui elle a dit : « Ö Messager d’Allah, Dieu ne se gène pas de la vérité, la femme doit-elle accomplir le ghousl si elle fait des rêves érotiques ?». il répondit : oui si elle trouve le liquide ».
Les oulémas sont unanimes sur le fait que si l’homme ou la femme font des rêves érotiques, et qu’ils trouvent respectivement du sperme ou du liquide ou leurs traces, ils doivent faire le ghousl. S’ils n’en trouvent pas, le ghousl ne les leur est pas imposé.
Question:
La femme qui devient jounoub (état d’impureté majeure suite à des rapports conjugaux ou après des rêves érotiques) et qui n’est pas malade ; dans ce cas, le «Tayammoum » (la lustration pulvérale) est-il permis pour accomplir la prière d’al Fajr ?
Réponse :
Louange à Dieu. Que la prière et le salut soient sur le prophète, sa famille et ses compagnons. La femme qui devient jounoub peut faire le Tayammoum (la lustration pulvérale) s’il lui est impossible de faire le ghousl (l’ablution majeure) avant le lever du soleil ne disposant pas de salle de bain ou de cabine de douche à la maison. Elle peut aussi le faire, particulièrement en hiver, si elle craint de tomber malade même en utilisant de l’eau tiède. Cette crainte doit être justifiée par une expérience antérieure ou par une confirmation médicale.
Dans le cas de cette femme, elle doit nettoyer ses parties intimes et faire le tayammoum pour accomplir la prière au début de la marge horaire qui lui est assignée. Elle ne doit pas la laisser jusqu’après le lever du soleil à cause du ghousl car Le tayammoum remplace l’ablution majeure et mineure en cas d’impossibilité de les accomplir à défaut d’eau ou si son utilisation pourrait nuire à la santé ou aggraver une maladie.
Question:
Si la femme touche son vagin directement dans le but de savoir si le sang de la menstruation coule, sans avoir l’intention de chercher du plaisir, ses ablutions sont –elles entachées de nullité?
Réponse :
Selon le rite malékite, que la femme touche son vagin directement ou par-dessus ses sous-vêtements n’entache pas de nullité ses ablutions.
Question:
Doit-on refaire le wodou’ (l’ablution mineure) après l’écoulement des pertes vaginales blanches plusieurs fois par jour ?
Réponse :
Le wodou’ (l’ablution mineure) est entaché de nullité après l’évacuation par l’un des deux orifices inférieurs d’urine, d’excréments, du«wadhy» (liquide gluant émis par l’homme et non accompagné du plaisir sexuel), du«Madhy» (liquide léger et subtil émis après érection et accompagné du plaisir sexuel) ou des gaz. L’Imam Chafïi, par contre, considère que tout ce qui sort des deux orifices inférieurs entache de nullité les ablutions.
Le sang, le pus, les gravelles ainsi que les pertes vaginales blanches n’entachent pas de nullité les ablutions, même si leur écoulement est fréquent.
Question:
Avant la période des menstrues, je remarque des pertes d’une couleur terne et parfois du sang rouge. Un médecin m’a prescrit des médicaments et ces pertes ont disparus. Peu après, les mêmes pertes ont réapparues. J’ai repris le même médicament mais en vain. J’ai considéré que c’est un saignement vaginal (istihada) étant donné que j’ai un cycle menstruel régulier. Je jeûnais et priais tout en faisant les ablutions avant chaque prière. Pourtant, je ne suis pas rassurée. Veuillez me donner votre avis juridique à ce sujet.
Réponse :
Louange à Dieu. Que la prière et le salut soient sur le prophète, sa famille et ses compagnons. Etant donné que vous avez un cycle menstruel régulier, et en prenant en considération l’avis du médecin, ce saignement vaginal est dû à une maladie vu qu’il a disparu après la prise des médicaments sans que cela affecte votre cycle menstruel. Sa réapparition est probablement due au fait que vous n’étiez pas bien guérie.
Votre cas donc est celui d’une istihada (saignement vaginal). Vous êtes ainsi, durant cette période, propre de toute souillure et pouvez faire toutes les pratiques cultuelles. Votre comportement est correct et le fait que vous fassiez les ablutions avant chaque prière entre dans le cadre des pratiques recommandables. Vous pouvez toutefois ne pas considérer ces pertes comme un acte qui entache de nullité votre ablution ; vous pouvez accomplir plusieurs prières avec une seule ablution, tant qu’elle n’est pas entachée de nullité par toute autre cause. Qu’Allah vous guérisse.